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VIVRE LA CULTURE EN BOSNIE-HERZEGOVINE

À la carte

Culturellement, la Bosnie-Herzégovine est aussi riche qu’elle est éclectique. Dans un pays au carrefour des cultures et des religions, la construction identitaire de la jeunesse bosnienne est inévitablement fragmentée. Pendant que certains restent assis sur leurs convictions, d’autres se lèvent pour exprimer une idée : le changement. Sur les planches d’un cabaret, une bombe de peinture à la main ou en rappant, l’expression culturelle n’a pas de limite pour exprimer la contestation.

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« J’écris pour espérer survivre un jour »

Frenkie, alias Adnan Hamidovic, est un rappeur bosnien de 32 ans, aujourd’hui célèbre dans tout le pays grâce à des textes très engagés. Il y dénonce le chômage, la corruption, l’incompétence des responsables politiques ou encore l’absence de perspective pour la jeunesse. Si Frenkie en est arrivé à ce niveau d’audience, ce n’est ni par hasard, ni seul. Rencontre avec un personnage haut en couleur.

Né dans l’ancienne Yougoslavie, il fuit son pays pendant la guerre. Direction l’Allemagne où il découvre la culture hip-hop. De retour en Bosnie-Herzégovine en 1998, il crée avec d’autres musiciens le collectif Disciplonska Komisjia (Comission de discipline). En 1999, il a 18 ans et n’est encore qu’un inconnu de Tuzla. Plongé dans la culture rap et les graffitis, il se joint rapidement au projet de deux amis DJ Erol et DJ Soul, qui mettent sur pied FM Jam, la première radio du pays dédiée au hip-hop. « FM Jam est une radio hip-hop qui s’est ensuite transformée en mouvement autour duquel se sont rassemblées toutes les personnes impliquées dans sa musique et sa culture. C’est la première à avoir réellement introduit et démocratisé la culture hip-hop à la sauce bosnienne, et avec elle, son aspect contestataire », explique Frenkie.

FM Jam, radio engagée et « enragée »

Originaire de Tuzla, le mouvement se propage dans toute la Bosnie-Herzégovine et FM Jam devient très vite un élément à part entière du paysage culturel du pays. Un élément détonnant mais pas moins incontournable. Au début des années 2000, le succès est fulgurant et les réseaux de diffusion de FM Jam, dont le portail web est également très actif, ne cessent de s’étendre. La jeunesse bosnienne fait la découverte de ces « enragés » de Tuzla, qui ne semblent souffrir d’aucune limite d’expression et de contestation. « Les gens ont trop de problèmes qui leur polluent l’esprit. Le nationalisme, la haine… Il nous faut un changement dans la conscience de notre peuple. Il fallait leur montrer les choses pour changer notre manière de penser et d’opérer », raconte le chanteur.

« Il nous faut un changement dans la conscience de notre peuple »

C’est ainsi que depuis quinze ans, Frenkie et les artistes de FM Jam comme Edo Maajka, Hza ou Defence, attaquent avec leur plume et leur micro un système qu’ils jugent défaillant. Frenkie en est persuadé, même s’il sait qu’elle ne peut suffire, « la culture a du pouvoir, elle n’est jamais vaine. Elle met en branle certaines choses, amène les gens à se reconsidérer et changer. Je pense qu’on a eu de l’influence avec FM Jam depuis toutes ces années, même si je ne sais pas comment savoir si le message est vraiment passé ».

Un cheval de Troie moderne

Février 2014, le peuple bosnien descend dans la rue exprimer sa colère contre le gouvernement en place. Cette rage se retrouve ainsi dans les textes du chanteur lancé désormais dans une carrière solo. Dès la lecture des titres de ses morceaux, la couleur est annoncée : « Bouge-toi » ou bien encore « Souffrante Bosnie ».

« La culture a du pouvoir, elle n’est jamais vaine »

Le 28 mars 2013, dans une interview accordée au site Muzika.hr, Frenkie déclairait : « J’ai écrit “Gori” ("Brûle", en français) pour parler du système dans sa globalité. On voit que tout est lié, avec la récession qui a démarré aux États-Unis puis qui a frappé l’Europe. Les médias en parlaient comme d’une catastrophe naturelle, mais la vérité c’est que l’être humain est à la base de cette crise. Je me suis demandé pourquoi le système, et les individus qui le composent, répètent inlassablement les mêmes erreurs alors qu’il est clair que quelque chose ne va pas. Je voulais que les jeunes, qui ne connaissent pas grand-chose à ces sujets, soient informés et apprennent. C’était l’idée et le message. Mon but est de créer un cheval de Troie moderne ».

Une prise de conscience par le rap

Ces virulents appels au changement sont ainsi écoutés quotidiennement par des centaines de milliers de jeunes Bosniens sur les réseaux sociaux. « Nous, on peut pointer du doigt les problèmes et montrer qu’il y a des bonnes manières d’entamer un nouveau débat, mais il faut beaucoup plus. Pas juste un musicien et une chanson, mais aussi un écouteur attentif, et actif par la suite. C’est un processus très lent, il y a encore beaucoup à faire mais le système peut changer », conclut Frenkie qui espère, pour son pays et son peuple, pouvoir un jour vivre et non survivre.

Culture urbaine : la révolte désespérée

Le Sarajevo Graffiti Festival en 6 images

Maid, Ewro, DJ Soul… Eux n’ont pas participé aux plénums. Peut-être se sont-ils immiscés au cœur de l’une des nombreuses manifestations contre le pouvoir dans le pays pour prendre la température. Mais sans conviction. Car comme une grande partie de leurs camarades du milieu artistique néo-urbain de Bosnie-Herzégovine, ils ne croient plus au changement politique. Certains y sont même indifférents. Plongez dans l’univers d’une communauté souvent ignorée des instances publiques qui a choisi de s’exprimer à travers l’art.

« Rester loin de tout ça »

Vendredi 10 octobre 2014. Grande première au parc olympique de Zetra, à Sarajevo. Après des semaines de démarchage auprès d’hypothétiques sponsors et une recherche intense de lieu de rendez-vous, le « Graffiti Sarajevo Festival », premier du genre dans la capitale bosnienne, peut débuter. L’objectif ? Réunir des artistes graffeurs de tout le pays pour mettre en avant la culture street-art. « C’est quelque chose de nouveau en Bosnie-Herzégovine et cela provoque généralement des réactions négatives de la part de la société », affirme d’ailleurs l’un des organisateurs de l’évènement. Particularité : il se déroule le même week-end que les élections générales. Coïncidence ? « Oui, nous ne nous occupons pas de politique et nous essayons de rester loin de tout ça », rétorque t-il. « Il faut aller voter mais il est évident que rien ne changera ».

La révolte en toile de fond

Les organisateurs s’y attendaient : ils ne déplaceraient pas les foules. Pour autant, le festival a su attirer une centaine de curieux tout au long du week-end. « Je vais à chaque évènement de ce genre en Bosnie », assure un jeune homme tout en observant le mur coloré. « C’est le premier à Sarajevo et je suis là pour le soutenir », explique une femme du même âge, lunettes de soleil vissées sur les yeux. À l’évidence, les élections du lendemain ne passionnent personne. « Tu le connais ? C’est un super mec ! Il m’a tout appris », lance ironiquement un des graffeurs à propos d’une affiche électorale du président Bakir Izetbegovic. « Ici, en Bosnie-Herzégovine, lui et son parti sont comme des rois », conclut-il un brin fataliste en taguant le visage du futur vainqueur des élections.

DJ Soul : l’onde urbaine

Lui aussi a tenu à être présent. Emir Alagic, alias DJ Soul, était l’un des animateurs de l’émission « FM Jam », de Kameleon radio Tuzla. Depuis 1999, lui et ses collègues ont mis chaque semaine la culture urbaine en lumière à travers le hip-hop et des portraits de graffeurs. Aujourd’hui disparue, les valeurs de l’émission continuent de vivre sur un site internet qu’il entretient avec ses collègues. En février 2014, lors des manifestations, eux aussi ont décidé de relayer les évènements. «  Les médias généralistes disaient que ces actes provenaient de hooligans et soutenaient le pouvoir. Nous, nous avons surtout vu le mécontentement de la population ». Malgré le manque de soutien des institutions culturelles, Emir Alagic se veut optimiste. « Nous essayons de travailler avec ce que nous avons ». Mais au niveau politique, il est formel : « Il faudra attendre longtemps pour voir apparaître une force politique qui jouera un rôle décisif en Bosnie-Herzégovine ».

« Dès que j’aurai terminé la fac, je quitterai le pays »

À l’image du milieu urbain, Ewro parle à travers ses œuvres. Venu spécialement de Tuzla, le jeune homme est adepte des graffs et tient un carnet de bord, dans lequel il répertorie les siens. « Avec mes dessins, j’exprime ma créativité, mon style, j’y évoque la culture hip-hop et les voyages que je fais ». Avec un message en arrière-fond ? « En général, il n’y a pas de message derrière, ni de déclaration spéciale. C’est juste de la calligraphie ». Cette calligraphie lui a néanmoins valu, par le passé, d’être appréhendé par les autorités, peu friandes d’expression urbaine. Une situation qui l’a beaucoup fait réfléchir. « En Bosnie-Herzégovine, tout a été foutu en l’air. La plupart des jeunes quittent ou essayent de quitter le pays. Dès que j’aurai terminé la fac, je le ferai aussi ».

« Je réfléchis sur les choses qui m’entourent »

Comme Ewro, « Maid » (de son vrai nom Mide Redzic) a aussi eu affaire à la police. À Mostar, ses graffs lui ont coûté plusieurs amendes, mais pour lui, « c’était une manière de gagner le respect des autres graffeurs ». Participant actif aux manifestations, l’étudiant en arts ne souhaite pas faire de ses dessins des revendications. « Je suis comme tous les gens normaux, je réfléchis sur les choses qui m’entourent. Je dessine quelque fois des choses en lien avec un thème précis, mais je ne me considère pas comme quelqu’un d’engagé ». Aujourd’hui, Mide graffe de manière légale, conscient que la culture urbaine émerge peu à peu en Bosnie-Herzégovine. « Les gens ont changé de regard à propos des graffitis. Ils ne les voient plus comme des gribouillis. Certains nous disent même bravo ! ».

Le vide médiatique

Si le Sarajevo Graffiti Festival a su attirer les férus de culture urbaine, il n’a cependant pas connu une très grande couverture médiatique en Bosnie-Herzégovine. Délaissés par les médias généralistes, que de nombreux Bosniens estiment proches du pouvoir, les organisateurs ont dû compter sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille pour faire parler de leur manifestation culturelle. Seule Face TV, chaîne de télévision bosnienne connue pour son positionnement plus critique envers le pouvoir politique, a envoyé une équipe de journalistes. Mais pour la majorité de la population, le festival sera passé inaperçu.

Cabaret irresponsable

Innovation, impertinence et indépendance, tels sont les mots d’ordre du Magacin Kabare. Dans un pays où la satire peine à se faire entendre, la recette épicée proposée par ce cabaret régale les spectateurs. Langue de bois laissée au placard, les comédiens examinent les questions sociales sous un regard particulièrement incisif.

En 2010, le Kabare voit le jour grâce à un groupe de jeunes artistes que la crise culturelle inquiète. Il était urgent d’édifier un cadre propice à l’expression artistique, sous le prisme d’une scène culturelle plus libre et surtout tournée vers la jeunesse. Depuis sa création, Magacin Kabare organise chaque jour des ateliers pour les jeunes de Sarajevo, âgés de 3 à 18 ans. Ce qui en fait le dernier endroit de la ville mis à leur disposition pour affirmer leur sens créatif.

Aucun lien avec le gouvernement, pas de subventions reçues, rien. La troupe vit de son travail, de son talent, de son succès, et d’une idée : la culture et la comédie jouent un rôle crucial dans la bonne santé d’une société. Il y en a donc pour tous les goûts, les arts produits sont divers et variés : comédies en stand-up, pièces de théâtre, spectacles, web-séries, clips musicaux, films documentaires… Faites votre choix.

« La mère de la nation »

Le nôtre s’est porté sur le one woman show « La mère de la nation ». L’unique protagoniste de cette pièce se nomme Rabija. Née de l’esprit de la metteur en scène, Sabrina Begovic, et de l’actrice qui l’interprète, Sanela Krsmanovic, Rabija s’inspire des personnages qui accompagnent le quotidien des deux jeunes Bosniennes. En 2012, le personnage de Rabija se dévoile à la Bosnie-Herzégovine avec un premier show sur Youtube, dans une mini-série dont elle est le personnage principal, mais aussi sur la télévision nationale, où elle tient une chronique satirique hebdomadaire.

Ainsi, de saison en saison, Rabija a évolué au fil des évènements de son pays, son succès aussi. Pourtant, c’est avec la même force de conviction qu’elle est restée une femme simple et fière de ses idées. En 2014, pour son retour sur scène, « La mère de la nation » s’est donc naturellement lancée en politique, pour candidater aux élections d’octobre !

Liberté d’expression, mon amour

Certes, Rabija n’est pas parfaite. Employée à la poste, elle vivait avec sa mère, décédée. Alors elle s’est mise à boire. « Comme les politiciens », vous rétorquera-t-elle.

« Faire comprendre tout haut ce que tout le monde pense tout bas »

Parfois trop honnête, parfois trop insatisfaite, Rabija parle sans filtre. « Un peu étroite d’esprit », comme le disent ses créatrices, elle provoque l’hilarité générale par la candeur de son radicalisme. Sujets politiques et sociaux sont alors abordés sur scène comme nulle part ailleurs. Peu importe la teneur des propos, qu’ils soient scandaleux ou bien outrageants, tout est distillé sous la forme de l’implicite. Le spectateur s’attache à Rabija, dont la philosophie pourrait bien être « faire comprendre tout haut ce que tout le monde pense tout bas », au bout des préjugés et de l’absurde.

Découvrez les explications inédites de la metteur en scène et l'actrice

  • SabrinaBegovic
  • Sanela Krsmanovic
  • Collectif Ad Hoc

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Des institutions culturelles en crise ?

Octobre 2012, le couperet tombe. L'une des plus vieilles institutions de Bosnie-Herzégovine ferme ses portes. Après 124 années d'existence, le Musée d’Histoire National de Sarajevo cesse « provisoirement » d'exister faute de moyens suffisants. Depuis 2010, l’Etat fédéral retire les subventions destinées aux institutions culturelles ou n’est pas capable d’assurer leur financement. Aujourd'hui, beaucoup de ces monuments ont fermé leurs portes. Deux ans plus tard, retour avec Elma Hasimbegovic, directrice du musée, sur la lutte acharnée d'une poignée de résistants contre le black-out culturel amorcé dans le pays.

« La position de l'État sur la culture est très claire : il s’en fiche », commence Elma Hasimbegovic. Pourtant, lorsqu'elle arrive en 2011, la jeune femme est optimiste, persuadée que la situation ne durera pas. « Mais en fait ça a empiré », soupire-t-elle. « Depuis la guerre, rien n’a changé, les problèmes sont toujours les mêmes ». L'optimisme de la directrice s'amenuise et avec lui les espoirs de renouveaux. « Les politiciens ne prennent aucune responsabilité envers notre musée. Si on s’adresse au niveau fédéral, on nous envoie au niveau cantonal, et ainsi de suite ».

« Depuis la guerre,
rien n’a changé »

Mobilisée pour que le musée vive, la directrice, soutenue par son équipe, a refusé de quitter les lieux. Pourtant, depuis près de deux ans, aucun salaire n'a été versé aux employés. « Même quand on reçoit de l'aide, c'est insuffisant, trop symbolique pour faire quoi que ce soit. Tout part directement dans le versement des salaires en retard », explique-t-elle.

Une rébellion culturelle

Ironie du sort, les équipes restées sur place n'ont jamais eu autant de libertés pour mener des projets de front. « Le gouvernement ne cherche pas à nous contrôler. Nous pouvons prendre des initiatives, tant que nous les finançons », ajoute Elma Hasimbegovic, excédée. Mais loin de baisser les bras, elle s'organise, avec d'autres, pour sauver la culture. « Nous avons décidé de nous débrouiller par nous-mêmes. Nous menons une sorte de rébellion activiste. Pour changer les choses, nous partons du bas, pour aller vers le haut ». L'utilisation des médias et de la diplomatie échoue. « Ça n'a mené nulle part, donc nous avons inversé la stratégie. Nous avons essayé de lancer une prise de conscience populaire ».

Une stratégie payante

Nouvelle tentative plus radicale pour les rebelles : le personnel rouvre les portes du musée. « Nous voulions leur montrer ce qu'il nous restait, ce que nous avions et leur dire “voilà nos problèmes, notre musée, voilà ce qu'il en reste, le patrimoine que nous préservons quotidiennement. Et c’est votre héritage culturel à vous aussi, votre problème aussi, car c’est le devoir de tous envers les générations suivantes, que de le préserver ensemble” ». Une stratégie payante. En effet, un réseau de bénévoles se mobilise pour maintenir l'activité du musée. La majorité des volontaires sont des jeunes, des étudiants au lycée ou en université. Cependant, il faut souligner qu’en grande partie, ce sont des jeunes qui avaient déjà une conscience politique. « Ils ne viennent pas de nulle part », observe Elma Hasimbegovic.

« Nous voulions leur montrer ce qu'il nous restait »

Si les salles du musée restent closes à 80 %, qu'il n'y a plus d'électricité depuis deux ans, aujourd'hui, tout un réseau continue de se mobiliser pour que l'institution perdure, et avec elle, son rôle éducatif de sensibilisation de la jeunesse bosnienne à sa culture.

Dans les yeux d'un Bosnien

Choisissez une ville à visiter

MOSTAR

Nadir Frlj

MOSTAR :

  • 113 200 habitants
  • Mostar est la ville la plus touristique de Bosnie-Herzégovine. Elle est notamment célèbre pour le Stari Most, « le Vieux Pont », inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • D’un point de vue ethnique, Mostar est l’une des grandes villes bosniennes les plus équitablement réparties. À majorité musulmane (35,19 % en 2010), elle compte aussi beaucoup de Croates (26,70 %), Serbes (19,65 %) et de Yougoslaves (14,22 %).
  • Depuis le début de la révolte, Mostar n’a jamais cessé de manifester son mécontentement. Tous les jours encore, des manifestants déploient une banderole sur la place principale de la ville pour contester la situation politique du pays.

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BANJA LUKA

Nikola Dronjak

BANJA LUKA :

  • 199 200 habitants, deuxième plus grande ville de Bosnie-Herzégovine.
  • Banja Luka est la capitale de la République serbe. Elle est le siège, entre autres, de la Présidence, du Gouvernement et de l’Assemblée nationale de la République serbe.
  • À tout point de vue, la différence avec une ville de la Fédération de Bosnie-Herzégovine est notable, tant au niveau culturel, que politique et économique.
  • D’un point de vue météorologique, 2014 aura été une année noire pour la ville. En mai, Banja Luka et sa municipalité se sont retrouvées partiellement inondées suite aux pires épisodes pluvieux survenus dans les Balkans depuis un siècle. En août, un homme a perdu la vie après de nouvelles inondations.
  • Malgré l’absence de plénum, elle est le centre de contestation le plus important de République serbe.

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TUZLA

Haris Kamberovic

TUZLA :

  • 120 400 habitants (2013). Troisième ville de Bosnie-Herzégovine.
  • Tuzla est l’une des villes les plus industrialisées du pays. Elle possède d’ailleurs la plus grande mine de sel de Bosnie-Herzégovine. « Tuzla » vient du Turc signifiant « sel ».
  • Tuzla est jumelée avec la ville de Saint-Denis (93), en France. Plus qu’un simple jumelage, de nombreux échanges ont eu lieu entre les deux communes depuis 20 ans (missions de solidarité, échanges de délégations, évènements artistiques, etc.)
  • Ville à l’origine de la révolte, Tuzla s’est embrasée en février 2014, après la fermeture d’un complexe chimique. Des manifestations ont émergé en ville et ont ensuite donné naissance aux plénums dans tout le pays. À la fin d’octobre 2014, les travailleurs sont retournés dans la rue pour réclamer la démission du gouvernement cantonal.

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SARAJEVO

Azra Imsirovic

SARAJEVO :

  • 438 500 habitants, première ville de Bosnie-Herzégovine.
  • Sarajevo possède la plus grande agglomération du pays (plus de 700 000 habitants). À titre de comparaison, celle de Paris a une population 17 fois plus importante.
  • La capitale bosnienne peut s'enorgueillir de posséder l’une des plus grandes universités des Balkans avec près de 50 000 étudiants, répartis en 23 facultés.
  • Sarajevo est le centre névralgique et organisationnel de la révolte en Bosnie-Herzégovine après son départ de Tuzla.

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Conclusion